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En 1945, la citadelle retrouve sa fonction d’avant-guerre, celle d’un pénitencier mais avec une évolution majeure, l’école devient une maison centrale pour femmes.  


Doullens reçoit tout d’abord des équipes pour remettre en état la prison.  Cette maison centrale est cependant très spécialisée, puisqu’elle accueille particulièrement, et même un temps exclusivement, les femmes collaboratrices jusqu’en 1950, date à laquelle  la fonction est modifiée pour recevoir les jeunes femmes condamnées de droit commun ou pour infanticides.

Au total, au démarrage 4 groupes de « 14 chambres » sont opérationnels d’après le rapport de l’administration pénitentiaire en 1950. Le site connaît donc une nouvelle phase d’expansion avec de nombreux bâtiments construits comme le montre le plan ci-dessus.

















La prisonnière la plus célèbre sera évidemment Albertine Sarrazin née Damien. Rappelons quatre dates importantes avec 2017. Il y a 80 ans, elle naissait officiellement. 80, pour une fille qui sera baptisée avec le nom de Damien, qui sera emprisonnée dans le département de la Somme ! Tout un symbole.  70 ans qu’elle vit en France métropolitaine puisqu’elle revient d’Algérie en 1947 !  Il y a 60 ans, le 19 avril 1957, elle saute du rempart de la citadelle et se casse un des os du pied. 10 ans plus tard, le 10 juillet 1967, elle décède après une opération qui tourne mal à Montpellier, il y a un demi-siècle. 2017 est donc une année particulière pour rendre hommage à Albertine Sarrazin. Découvrez son parcours dans l’onglet musée virtuel.
















Les formations professionnelles sont mises en place dans le cadre de la détention : confection, repassage, enseignement ménager rural (cuisine, buanderie, petit élevage), dactylo et la comptabilité.

« Les détenues sont divisées en groupes d’une quinzaine de femmes ayant à leur tête une monitrice choisie en raison de son autorité. Une institutrice, aidée d’une éducatrice, dirige l’ensemble des activités scolaires et professionnelles ».


La prison est organisée en section autonome reprenant le nom des provinces françaises. D’ailleurs, Albertine Sarrazin est intégrée à la division Béarn sous le matricule 504 (1956). Tôt levées, tard couchées, les détenues mènent une vie très active, depuis la séance de gymnastique au matin jusqu’aux heures de lecture le soir. Les dernières prisonnières de Doullens quitteront la citadelle pour être envoyées au centre pénitentiaire de Rennes, le site de Doullens faisant les frais d’une réorganisation et une rationalisation des dépenses, déjà ! Fin 1959, pour la première fois depuis fort longtemps, depuis de nombreux siècles, « la citadelle n’accueille plus que le silence et la douce mélodie du vent qui chante à qui veut entendre les murmures du passé, ses secrets, ses mystères » comme l’explicite Fabrice Dehaene